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Un parti mauritanien condamne le putsch au Faso
Date : 21/2/1 à 01:42:48

Nouakchott, Mauritanie (PANA) - l’Union des Forces de Progrès (Ufp), un parti de l’opposition mauritanienne, dénonce le coup de force du Régiment de sécurité présidentielle (Rsp) au Burkina Faso, mettant fin à un processus démocratique consensuel, à quelques semaines des élections présidentielle et législatives prévues le 11 octobre prochain.

L'Ufp établit une comparaison entre ce comportement et celui de la garde présidentielle en Mauritanie, à travers une déclaration rendue publique dimanche.

Ce parti relève avec amertume que: « le Rsp, dressé, à l’instar de ses semblables dans certains pays africains dont le nôtre, dans la fidélité et l’obéissance à un seul homme, a, par ce coup de force, bafoué la volonté du peuple burkinabé, qui avait, dans un sursaut civique et démocratique admirable, renversé l’ex-président Blaise Compaoré, lequel s’entêtait à réviser la Constitution pour briguer un troisième mandat ».

Ces événements sont comparés au coup d’Etat du Bataillon de sécurité présidentielle (Basep) en Mauritanie le 06 août 2008.

L’action de la même unité renversant le régime de Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya, le 03 août 2005, rappelle-t-on, avait fait l’objet d’un large consensus au sein de l’opposition mauritanienne qui a accepté d’accompagner la transition.

Le parti exprime « sa position et ses inquiétudes quant au rôle de ce Bataillon, qui constitue un obstacle majeur devant la stabilité politique, l’évolution démocratique et la perspective d’une alternance pacifique en Mauritanie ».

Le retour du Basep au sein du commandement général des forces armées a toujours été une revendication centrale de l’opposition mauritanienne dans les différentes tentatives mort-nées, visant à établir un dialogue avec le pouvoir, depuis l’année 2009.
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