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Mauritanie : Condamnation par Amnesty du verdict rendu contre des militants anti-esclavagistes
Date : 22/2/1 à 03:27:26

Nouakchott, Mauritanie (PANA) - Amnesty International a condamné la décision d'une Cour d'appel mauritanienne qui a confirmé une sentence lourde contre trois militants anti-esclavagistes, jeudi soir.

Dans un communiqué rendu public, vendredi, l'organisation de défense des droits humains a indiqué que la décision de ce tribunal est une indication claire que la Mauritanie n'a pas l'intention d'arrêter de réprimer les défenseurs des droits de l'homme.

Une Cour d'appel d'Aleg, Sud-Ouest du pays, a confirmé une peine de deux ans infligée à l'ex-candidat à la présidentielle, Biram Ould Dah Ould Abeid, Brahim Bilal et Djiby Sow accusés d'appartenance à une organisation non reconnue, de participation à un rassemblement interdit et de refus d'obtempérer aux ordres de la police et de résistance à leur arrestation.

"Il est révoltant que cette peine lourde et injuste soit maintenue. Tous les trois ont été emprisonnés uniquement pour l'exercice pacifique de leurs droits et ils sont par conséquent des prisonniers de conscience qui doivent être immédiatement libérés sans condition", a déclaré Alioune Tine, le directeur régional d'Amnesty International pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre.

"L'intensification de la répression des militants anti-esclavagistes en Mauritanie n'a pas de justification légale dans un pays qui, ironie du sort, vient justement, ce mois-ci, d'adopter une loi indiquant que l'esclavage est un crime contre l'humanité.

"En n'annulant pas cette condamnation, les autorités mauritaniennes ont fait montre d'un mépris total pour la justice et pour les centaines de milliers de voix à travers le monde qui réclament l'abolition de l'esclavage", a déclaré M. Tine.

Biram Ould Dah Ould Abeid est le président de l'ONG Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA). Il est arrivé deuxième à la dernière élection présidentielle en Mauritanie.

Il a été condamné, le 15 janvier 2015, avec deux autres personnes. Ils ont tous refusé d'assister au procès en appel.
-0- PANA SEG/FJG/IS 21août2015
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